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Manda

 

Aller voir à côté puis plus loin, ailleurs, a toujours fait partie de la vie de Manda depuis son plus jeune âge.
Il y a une trentaine d’années, Manda a ressenti le besoin de se libérer des pratiques artistiques académiques, de prendre de la distance, de défaire des liens établis depuis trop longtemps avec la culture occidentale pour en refaire d’autres à sa convenance. Elle a alors décidé de partir au Japon. Les fréquents séjours dans l’archipel lui ont donnée l’occasion  de s’approprier librement de nouvelles pratiques.
Tout d’abord elle s’est intéressée aux grands maîtres du « bunjinga » (peinture de lettrés) des siècles passés. Ensuite elle s’est initiée, auprès de maîtres japonais, à « l’art du trait » ainsi qu’aux mystères du haïga, composition où éléments peints et signes calligraphiés d’un haïku (poésie brève), issus du même pinceau, ne forment qu’une seule et même entité. Tout comme la curiosité l’a poussée à aller à la rencontre d’autres arts graphiques comme le sumi-e et la calligraphie, s’est imposée la nécessité d’aller au-delà du graphisme des sinogrammes et de découvrir le sens de ces caractères et de dépasser les limites imposées par sa langue d’origine.